A SON ALTESSB LB PRINCE NAPOLEON (JÉR OUS), A PARIS
Notaot n d JcMBtwe 4tn3.
Cher grand ami,
Je veux èlre des premiers à vous souhaîler la classique bonne année, d'un cœur classique aussi dans la fidélité de ses alTectioas. Je ne sais pas où tous êtes l>our le momenl. Quand on s'éternise comme nous à la campagne, on écrit de moins en moins et on ne reçoit presque plus de lettres.
Les journaux ne disent plus un mol de vrai. J'ai pourtant su par nos amis que vous étiez à Paris dernièrement. Y passerei-vous l'hiver ? Aurai-je la bonne t-hance de tous y trouver, quand je pourrai y aller, c'est-à-dire quand le temps des grandes gelées sera passé? Je ne peux plus guère les supporter hors de mon nid; car voiU mon soixante-dixième printempi tjui s'approche.
Dans celle sotte et vilaine politique, je n'ai eu à nie réjouir que d'un fait. La liberté qui vous a été laissée de vivre oit bon vous semble. Donc, nous n'nltendroDS pas (tes siècles pour vous revoir soil à Paris, soit i Nohant, qui est toujours plein de votre souvenir et oiî
CORRESPONDANCE DE GEORGK SàND 30Ô
VOUS avez une grande filleule de huit ans, bonne, cliarnante de caractère et très intelligente, qui n'a rien oublia de TOUS.
Maurice, ma belle-HIle, me chargent de les rappeler à vous et de joindre leurs lœux aux miens.
A TOUS toujours, cher ami.