‹ Correspondance, 1812-1876: 1812-1876Chapitre 55 sur 62 · SI · texte numérisé non relu

SI

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Cher ami, je craignais que tous no fussiez eoniiyS d'être sénateur et de tous Toir lié à la Tie politique pour toujours.'Mais'Julietle nous écrit qu'au contraire TOUS êtes content de vous rendre utile et ne refrettei pas trop la campagne et la vie contemplative, dont, moi, je ne saurais plus me passer. Alors tout est bieni et nous nous réjouissons du gain de la bataille. Vous n'en douiez pas, et vnus savez que nous vous aimons sous toutes'les formes; financier, sénateur ou pay^n, peu nous importe, pourvu que vom ajez satisfaxlioD.

A TOUS de cœur, nous tous.

D,mi,.=db,Gooylc

COBHE&PONDANCE AE GKORCE SAHD 311

Nobuil, 3 iuiTiar 1SI6

Ma bonne Margot,

NoBS l'embrassons tous de tout cœur et le soufaailoïK'meilteuFe santé et contentement moral. Pour du conr^^, il en faut à tous, et tu en as beaucoup. Il m'en a fallu aussi cette année. J'ai été cruellement gouffmitte pendant longtemps. Hais je suis guérie, e". ce quimeîatisfait encore plus, c'est que mon Aurore, très' fatiguée par «a croissance, comme je l'étais par ma décroissance, a retrouvé sa force et sa gaieté.

Donne^noas de tes nouvelles un peu plus souvent, quand même tu n'aurais rien de gai à nous dire. Nous ne vopns jamais une personne. Intelligente et artiste sans qu'elle nous demande de 1^ nouvelles avec un intérêt sincère, et nouG voyons avec plaisir que personne ne t'a oubliée.

Pour nous, tu es toujours un idéal en m£me temps quHine pauvre cbère créature trop éprouvée, à qui nous voudrions pouvoir donner lebonbeuretlasanlé. Si tu as quelque gène de position, dis-le-moi; tu sais que je serai .toujours beureuse de ta confiance.

Tous nos bons souvenirs à Sandrine.

3Tt CORRKSPOHDAHCE DE GEORGE SAN1>

A H. UACRICE'PADL ALBERT, A PARIS

Mon cher enfant.

Ta lettre m'est bien douce et bien chère ; l'amitié que lu me témoignes est bien partagée, je t'assure; car, dès le jour où ta grand'mëre t'a mis sur mes genoux en me disant : c Voilii votre nouveau Maurice ! > je t'ai adoplé, non seulement par amitié pour elle, mais encore par sympathie pour toi. Ta figure me retienait, commeon dit, et, depuis, tu as tenu les promesses de ta physionomie : lu as été laborieux, raisonnable et aimant. Je ne pourrai pas t'accompagnerbien longtemps dans la vie, me voilà bien vieille ; mais mon souvenir te restera, et rien n'est plus sain et plus fortifiant qu'un souvenir tendre et solide.

Tu as des parents tels que tu aurais pu les demander à Dieu s'il t'avait consulté. Tu as donc en eux el en toi l'avenir de bonheur que je te souhaite en t'embrassant de tout mon cœur, ainsi que mes enfants et petits-enfants, que j'adore et qui me gâtent comme toujours.

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