‹ CorrespondanceChapitre 78 sur 112 · Directeur du Gymnase · texte numérisé non relu

Directeur du Gymnase

interruption, il serait bon qu'il m'écrivit le jour de sa visite et qu'il vînt ce jour-là à deux heures. Je fermerais ma porte et nous ne serions pas dérangés dans nos méditations dramatiques.

Je vois clairement qu'il y a bien plus loin de votre rue d'Angoulême à la mienne, que de chez moi chez vous, car vous manquez à vos rendez- vous, et moi je tombe chez vous à l'instant comme une bombe. Cela m'arrivera un de ces jours à quatre ou cinq heures aprèsmidi. N'oubliez pas de donner ces renseignements à l'autocrate du Gymnase et portez-vous bien mieux que toute ma maison maladive.

Tout à vous, mon ami.

ALFRED DE VIGNY

P.-S. — Mercredi 20 et jeudi 21 je n'y serai pas à cause de l'Institut.

A FELIX BUNGENER

21 février 1855.

Je VOUS cherchais partout, 3Ionsieur, votre carte ne portait point d'adresse, et Mademoiselle Camilla Maunoir ne m'avait indiqué que la rue Pavée, sans savoir qu'il y en a trois à Paris et j'ai cru devoir vous trouver

CORRESPONDANCE d'ALFRED DE VIGNY. 277

dans celle de la rue Sainl-André-des-Arts ^ qui n'est pas la vôtre.

Je vous remercie de m'avoir éclairé sur votre demeure. Permettez-moi de vous indiquer la manière que mes amis emploient ici pour se retrouver, et qui est la plus simple du monde et le seul recours aux déceptions causées par les distances, c'est de prendre un rendezvous. J'ai le projet d'aller chez vous, Monsieur, lundi prochain, 26 février, à trois heures après-midi. Si vous pouvez m'attendra, ne vous donnez point la peine de me répondre : oui.

Sinon, indiquez-moi un autre jour, pourvu que ce ne soit pas jeudi. J'y serai fort exact, ayant un très grand désir de vous voir, après avoir lu les excellents écrits que j'ai reçus de vous.

Croyez, Monsieur, à mes sentiments de haute considération.

ALFRED DE VIGNY

Page 1