‹ CorrespondanceChapitre 100 sur 223 · L'école d'Auguste Comte · texte numérisé non relu

L'école d'Auguste Comte

DE C.-A. SAINTE- H KUVK

jîioins éclairci que d'autres, je ne saurais admettre pour décisive l'analyse fort légère et superficielle qu'a autrefois donnée M. le docteur Lélut. Ce qu'on a appelé Vamulette n'implique pas nécessairement une vision^ et, du vivant de Pascal, personne n'a jamais ouï parler de cette vision qu'il aurait eue.

Je tomberai d'accord aisément que ce grand génie scien titique a manqué à sa vocation et s'en est détourné en prenant la voie théologique : ne trouvez-vous pas cependant qu'il a rendu un immortel service à la morale publique en flétrissant, comme il l'a fait, l'hypocrisie calomniatrice, le jésuitisme^ pour l'appeler par son nom, et en le marquant de traits ineffaçables pour l'éternité? N'est-ce pas là un service aussi rendu à la raison et à la conscience humaine?

Mais ce n'est là qu'un cas particulier, et votre important travail ouvre des horizons, pose des principes, et l'épreuve de l'expérience aura désormais des points capitaux où se prendre et se mesurer.

Veuillez agréer, monsieur, l'assurance de ma respectueuse estime.

CDLIII.

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