A M. LE DOCTEUR EUGÈNE SÉMÉRIE
Ce 31 août 1867.
Monsieur,
Je suis fort sensible à l'envoi que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser. Je lis avec le plus sérieux intérêt cette thèse savante où vous vous appliquez à établir des lois pour ce qui en semblait le moins susceptible. Je m'efforce de bien saisir les principes d'une forte école dont j'ai le respect 2, et à laquelle je ne résiste qu'en partie, et sur quelques points. Mes objections que je ne puis vaincre porteraient principalement sur ceci :
Autre chose est d'être ce qu'on appelle fou dans le sens moral, — autre chose la folie réelle au sens médical. Que l'une de ces folies confine à l'autre et y mène ou y prédispose, c'est possible. Mais quelle différence toutefois ! il y a entre elles deux la lésion physique, organique.
A propos de Pascal, dont le cas d'ailleurs vous paraît
1. En réponse à l'envoi de sa Thèse ; Des symptômes intellectuels de la folie.