‹ CorrespondanceChapitre 105 sur 223 · A M. CAMILLE GUINHUT, RÉDACTEUR L'ÉTENDARD · texte numérisé non relu

A M. CAMILLE GUINHUT, RÉDACTEUR L'ÉTENDARD

Ce 29 octobre 186

— Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet que

touche votre lettre, cette question romaine. Je ne suis pas de votre avis. Il y a des iniquités historiques qui, tôt ou tard, s'expient; il y a d^s scandales de gouvernements

DE C.-A. SAINTE-BEUVE

qui, tôt ou tard, s'écroulent. Les Louis XYI et les Pie IX payent pour d'autres qui ne les valaient pas. Mais c'est tout un passé qui pèse sur leur tête. Il faut que vous ne soye? jamais allé en Italie ni à Rome pour ne pas savoir ce que c'est qu'un tel gouvernement. De quelle façon ce pouvoir temporel tombera-t-il? Je l'ignore ; mais il est bien certainement condamné et mort au cœur. Il n'y a plus qu'à enregistrer son décès. 11 serait fâcheux pour un pays comme le nôtre de s'enchaîner à un cadavre. On peut, par respect, le soutenir un instant : on ne peut pas le porter à perpétuité.

CDLXIV.

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