‹ CorrespondanceChapitre 112 sur 223 · A M. ÉMILE FAGE, A TULLE · texte numérisé non relu

A M. ÉMILE FAGE, A TULLE

H novembre 1867.

Je lis avec un sentiment de gratitude, monsieur, votre compte rendu si indulgent i. Je voudrais mériter tout ce que vous dites de moi. Ce qui est bien vrai, c'est que plus que jamais, à mesure que la santé se retire, je me rattache aux Lettres seules, le plus sûr des amours. Mais je n'en sépare pas ce qui en fait la force et l'honneur, je veux dire le sérieux et le vrai de la pensée.

1. M. Émile Fage -avait publié un article sur le discours de Sainte-Beuve au Sénat à propos des bibliothèques populaires et sur un nouveau volume de Lundis qui venait de paraître.

DE C.-A. SAINTE-BEUVE

CDLXXI.

A M. EDMOND SCHERER

Ce U novembre 1867.

Je viens de lire, mon cher ami, cet article qui est ma récompense. Vous n'avez cessé de m'être présent à l'esprit pendant toute cette longue révision*. Vous satisfaire était mon ambition et mon vœu. Avec deux ou trois autres au plus, vous faisiez ma tête de public, et je me disais : Ce sont mes juges. Tout en faisant la part de l'indulgence et de l'amitié, je sens que j'ai obtenu aujourd'hui le prix de mon travail. Que je voudrais être mieux pour vous revoir un peu plus souvent ! mais mon état sans changer médicalement est varié à tout instant des sensations les plus désagréables. — Je vous remercie encore du fond du cœur et vous serre la main.

P.-S. — Veuillez remercier Nefftzer de sa bonne hospitalité. Lui aussi, il est dans ma pensée des trois ou quatre juges.

I.La révision de Port-Royal^ dont l'édition définitive venait de paraître, et qui avait été l'objet d'un article de M. Edmond Scherer dans le Temps.

CDLXXII.

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