A M. PIÉTRI, PRÉFET DE POLICE
Ce 17 décembre 1867.
Monsieur le préfet.
Je sais que vous avez de la bienveillance pour moi. J'ai eu trop peu l'honneur de vous rencontrer, mais il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour reconnaître en vous l'ami des lettres et de la bella Scuola.
Je viens aujourd'hui me permettre tout spontanément de vous demander une faveur, une justice pour un des plus méritants employés de votre administration, M. Demarquay, commissaire aux délégations judiciaires. La croix d'honneur serait une récompense bien méritée de ses bons et déjà longs services; Je connais personnellement et beaucoup
M. Demarquay; je le connais par des antécédents bien anciens et qui le rattachent aux arts. C'est un honnête homme, droit, sûr, simple et utile.
Je ne vous demande pas, monsieur le préfet, de m'excuser, mais je vous prie de voir dans cette démarche, que je fais à l'insu même de M. Demarquay, un témoignage de confiance en votre équité et une occasion que je saisis de me dire
Votre respectueux serviteur.
GDLXXXYI.
A M. R. CHANTE LA UZE
Ce 25 décembre 1867.
Cher monsieur et ami,
11 n'y avait pas de danger, disaient les médecins, mais la crise a été longue et pénible. Ils disent que je suis dehors; je le souhaite. Je souffre encore beaucoup, et suis incapable de rien.
J'ai dans la tête presque tout à fait classé mon monde de Camille, de madame de Staël et de Juliette i.
Poursuivez vos doux travaux ; il me revenait cette parole de Voltaire à votre propos : « Les petites affaires sont des victimes qu'il faut sacrifier aux grandes. »
Ne rien abandonner et subordonner à temps.
A vous de cœur.