‹ CorrespondanceChapitre 125 sur 223 · DI · texte numérisé non relu

DI

AU MÊME

Ce 20 février 1868.

Mon cher ami,

Je reçois de nouveaux trésors ; mais, cette fois, mon siège est fait au moins pour la première édition. Je désire le tout en toute hâte et me borne cà asperger de deux ou trois notes le travail déjà fait.

Je puis aussi, grâce à ces mêmes nouvelles lettres, préciser une ou deux dates des anciennes.

Le fragment de lettre de madame de Staël est de 1812, époque où elle lut l'Autobiographie de Gœthe. — La personne qui la consolerait de tout à cette date, si elle pouvait la revoir, est Matthieu de Montmorency. Camille n'était pas si intime; mais son rôle, même en le circonscrivant, est assez beau, et, comme je le dirai, ces lettres de madame de Staël sont une couronne sur sa tombe. C'est à vous qu'il la devra, car je n'ai fait que fournir le fil. Lors d'une réimpression, j'ajouterai quelque chose au Camille Jordan de la Restauration; mais, dans un article, il faut l'unité. — Tout sera rendu bien exactement à M. de Gravillon, que je vous prie de bien remercier de ma part.

Tout à vous.

DE C.-A. SAINTE-BEUVE

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