‹ CorrespondanceChapitre 131 sur 223 · A M. HENRI BRISSON · texte numérisé non relu

A M. HENRI BRISSON

Ce 8 mars 1868,

Je suis en effet bien atteint, monsieur et cher confrère : et très-sérieusement la vraie critique littéraire devient impossible du coup dans les journaux et les recueils périodiques. Apparemment que l'on trouvait que notre pauvre pays était déjà trop monté en esprit : il fallait raser toutes ces têtes insolentes de pavots. C'est honteux, c'est misérable! Cette loi ne peut plus décemment se voter. Cet amendement Guilloutet en particulier méconnaît et tend à altérer le tempérament même de la France.

Bien à vous.

1. Remercîiiient pour son article du journal le Temps, du 8 mars 1868, qui commençait de la façon la plus spirituelle et la plus originale, en annonçant la mort du grand critique, tué (comme on va le voir) par l'amendement Guilloutet.

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