‹ CorrespondanceChapitre 148 sur 223 · DXXVI · texte numérisé non relu

DXXVI

A M. TROPLONG

Ce 23 avril 1868.

Monsieur le président,

Je reçois, par un canal amical, votre avis bienveillant.

Je vous avoue que je ne m'étais pas figuré qu'il fût besoin d'entrer dans des explications sur un fait en soi des plus innocents, des plus insignifiants, et tout à fait intime, de la plus stricte intimité ^. — La badauderie d'abord, encore plus que la méchanceté, avait pu broder là-dessus ; mais, après les premières exagérations, cela se réduit et tombe de soimême.

Habitué que je suis à la presse, la presse sait qu'elle peut et pourra toujours tout se permettre à mon égard sans que j'invoque les lois, ni même que je recoure au droit de ré pondre directement. Ma vieille expérience m'a appris que c'était le plus sûr moyen de la laisser revenir à une plus juste appréciation des faits et de mettre les malveillants dans leur tort.

Vous me verrez, monsieur le président, si la parole m'est accordée, parler contre l'amendement introduit dans la loi par M. de Guilloutet, tout comme si l'incident dernier n'avait pas eu lieu.

Mais qu'il fût besoin pour reparaître devant le Sénat de donner des explications à ce sujet, je vous le répète, monsieur le président, cela me confond, et je ne pouvais sup-

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