‹ CorrespondanceChapitre 180 sur 223 · A M. J. DURANDEAU · texte numérisé non relu

A M. J. DURANDEAU

Ce 19 juilleHSGS.

Cher monsieur,

J'ai eu un vif regret. J'étais, en effet, et je suis encore dans un état d'abattement et de souffrance, que n'explique pas seule la chaleur.

Vous me rappelez une date qui aurait dû m'être présente, comme celle du 14 juillet. Tout se tient et, ici, le rapport est étroit. Le 11 juillet précède le 14 juillet et en est l'une des causes.

Ce sont ces abus et ces orgies de la force, qui devaient amener tôt ou tard la vengeance et la délivrance par la force.

Vous me résumez dans votre lettre cette scène afïreuse de la destruction de Port-Royal des Champs avec le sentijnent de la réalité et aussi avec la vue de l'esprit. Vous dites vrai sur Duvergier de Hauranne. Quelles que soient les faiblesses de mon livre et les défectuosités que je sens encore (car je n'en suis pas aussi content que vous), j'ai une satisfaction, celle d'avoir le premier remis en honneur cette grande figure morale de l'abbé de Saint-Cyran.

Deux juges éminents, M. Royer-Collard et M. Vinet, en furent frappés quand le premier volume parut.

Tâchons chacun de faire quelque chose qu'un autre n'ait pas fait avant nous.

Dès que je serai mieux, je vous prierai de me dédommager. Tout à vous.

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