‹ CorrespondanceChapitre 188 sur 223 · A M. ÉMILE GONTIER · texte numérisé non relu

A M. ÉMILE GONTIER

Ce 14 octobre 1868,

Comment assez vous remercier, mon cher monsieur, de cette surprise, de cette preuve vivante de souvenir, de mé-

1. La fin d'un article où Sainte-Beuve réfutait les « rêveries néoplatoniciennes» de M. Camille Flammarion [Nouveaux Lundis, tome X)

2. M. Emile GoiUier, gardien au musée du ouvre, est auteur d un buste de Sainte-Beuve qui a été exposé au Salon de 1876. Ce buste avait été fait à l'insu de Sainte-Beuve, qui en remercia l'auteur dans la lettre suivante.

moire de cœur et d'imagination? On ne se connaît pas soi-même^ mais il me semble qu'il y a beaucoup de moi dans cette figure, dans ce front, dans cette attitude. Mes amis, à qui je le montrerai, en jugeront certainement do même, et, quand ils sauront comme moi les conditions dans lesquelles cet ouvrage a été exécuté, ils éprouveront pour l'homme quelque chose de ce que j'éprouve au plus haut degré et que m'inspirent cet effort et cet instinct d'artiste déployés à mon intention.

Veuillez agréer, mon cher monsieur, l'assurance de mes sentiments dévoués.

DLXX.

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