‹ CorrespondanceChapitre 193 sur 223 · A M . PAUL DALLOZ · texte numérisé non relu

A M . PAUL DALLOZ

Ce 30 décembre 1868.

Cher ami,

Je réfléchis encore, vous parti : quel que soit l'avis du Conseil, la situation est fausse et resterait fausse. Ainsi décidément je me retire. Au diable les fanatiques! Ceci à l'adresse de qui de droit ^ !

Tout à vous.

1. On a déjà raconté, dans les Souvenirs et Indiscrétions, (au chapitre intitulé Dernières Années), les raisons qui avaient déterminé Sainte-Beuve à quitter le Moniteur et à envoyer au Temps son article sur le cours de poésie, par M. Paul Albert.

DE C.^A. SAINTE-BEUVE

DLXXXI.

AU MÊME

Ce 31 décembre 1868.

Mon cher ami,

J'apprends le conflit: il était imprévu pour moi ; j'ai cru que le Moniteur universel, non officiel, allait être plus libre et plus vif; qu'en reprenant son titre de Gazette nationale de 89, et la tradition des Encyclopédistes, il ne subirait aucun joug. Je me suis trompé. Je ne veux pas vous susciter d'ennui. Je retire l'article, je me retire en même temps. Je me réserve d'expliquer au public ce qui m'importe, comment et pourquoi, ayant refusé d'être du nouveau Moniteur officiel, je me retire forcément dès le premier jour du nouveau Moniteur universel.

Rien de cela n'affecte notre bonne amitié.

DLXXXII.

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