‹ CorrespondanceChapitre 52 sur 223 · Alfred de Vigny, iVoMî;eaM5c Lundis^ t. VI · texte numérisé non relu

Alfred de Vigny, iVoMî;eaM5c Lundis^ t. VI

après avoir lu son discours, connaît la réponse qui lui est faite; l'audition lui suffit pour s'en faire une idée, et il serait inouï que, quand les choses sont acceptées et ajustées, le directeur remît son discours au récipiendaire, qui s'arrangerait alors pour retoucher les endroits de son propre discours auquel il n'a pas été répondu exactement comme il lui plairait. Eh bien, ces faits si simples et d'usage, l'illustre poëte, étranger qu'il était à la réalité, ne les a jamais admis ni voulu reconnaître. Quant à voir dans M. Molé l'instrument d'une vengeance politique, je ne saurais vous dire à quel point cela me paraît chimérique. M. Molé ne tenait nullement (et pourquoi y aurait-il tenu?) à ce qu'il y eût dans le discours de M. de Yigny des compliments à l'adresse de Louis-Philippe : il se souciait bien de cela ! Dussé-je vous déplaire, mais pour vider une bonne fois cette question, je dirai un dernier mot. Vous savez que, lorsque M. de Broglie défendit à la tribune les lois de septembre après l'attentat Fieschi, M. Royer-CoUard se prit à dire après l'avoir entendu : « C'est l'erreur d'un homme de bien irrité. f> Si nous retombons à une question bien moindre, je dirai qu'après cette séance académique, ceux qui y avaient assisté, eussent-ils trouvé que M. Molé avait eu tort, n'auraient pu dire qu'une chose : « C'est l'erreur^ la vengeance trop cruelle d'un homme de goût' irrité. »

L'extrait de lettre dont je n'ai pas nommé l'auteur n'est pas de M. de Lamartine, comme vous l'avez conjecturé, mais d'une personne plus voisine de Yictor Hugo et douée par nature d'une douce impartialité qui n'exclut pas la justesse des jugements i.

1. Il s'aigssait ici de l'extrait de lettre, cité dans l'appendice

DE C.-A. SAINTE-BEUVE

J'ai à vous demander pardon, monsieur, de cette sorte de dissertation au lieu du remercîment pur et simple, mais ( I ès-sincère, que je vous devais.

Veuillez agréer l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

CGCLXVII.

A M. R. CHANTE LA UZE

Ce 10 octobre 1866.

Cher monsieur.

Je sais bien que vous ne m'avez pas oublié, et je ne viens me rappeler à vous que pour l'indispensable. Je livre à l'impression la copie du troisième volume ^, et arrivé à la page 131, je dois renvoyer à V Appendice pour un dernier mot sur Retz. Pour avoir le droit d'annoncer ce dernier mot, il me suffirait d'une lettre de vous, dans laquelle vous me diriez très-sommairement votre jugement ou votre impression résultant de sa correspondance avec l'abbé Charrier, et aussi de vos autres lectures si abondantes sur le damoi- ^ iin. 11 suffirait que, dans cette lettre, vous reportant k ce que j'ai écrit dans ce tome III, de la page 124 à la page 131, vous voulussiez bien marquer en quoi vous trouvez que j'ai dit juste ou que j'ai excédé, et indiquer, selon

sur Alfred de Vigny, Nouveaux Lundis, t. VI, p. 467 : u J'ai lu et relu votre étude sur de Vigny C'est profond, délicat et vrai,... etc. »

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