De Port-Royal
vous, le correctif à mon jugement. Deux ou trois indications seraient assez, et l'ensemble des preuves ne viendrait ensuite qu'avec votre ouvrage. Une telle lettre de sept ou huit pages et comme vous la pouvez écrire, ce me semble, au courant de la plume, remplirait tout mon objet, couvrirait ma conscience d'ami de la vérité, et ferait en même temps espérer et attendre votre grand ouvrage. Je vous en conjure, occupé et peut-être inquiet encore comme vous l'êtes, ne vous donnez pas un plus grand souci à mon endroit, et soyez persuadé que vous auiez fait pour moi tout ce que je pouvais ambitionner en m'en voyant ce sommaire de vos idées ' sur Retz, que vous pourrez même ne donner fcar je sais tous vos scrupules d'historien) que comme probable dans l'état des choses, et non comme tout à fait définitif.
Veuillez agréer, cher monsieur et ami, l'assurance de mes sentiments de haute estime et de dévouement.
CCCLXVIIl.