A MADAME ROGER DESGENETTES
Ce 15 octobre 1866.
Que me dites-vous, madame! J'avais, il y a cinq semaines environ, reçu une lettre de M. Chantelauze dans laquelle il me parlait de ses anxié lés pour la maladiede madame sa mère, mais comme s'il était presque dehors et comme si le fort du mal avait cessé. Le temps écoulé et le silence même
DE C.-A. SAINTE-BEUVE
m'avaient fait espérer qu'il n'y avait plus lieu à cette affreuse inquiétude. Veuillez lui dire, madame, tout le regret que je ressens d'être intervenu de nouveau pour des soucis d'un ordre si inférieur et si étranger. Vous voudrez bien me permettre de savoir par vous, madame, des nouvelles de votre bon et savant ami, si cette cruelle situation ne s'améliore pas et si elle se prolonge. — Je vois que vous êtes encore à la campagne ; mais, si vous reveniez à Paris, j'oserais vous demander la permission d'avoir l'honneur de vous saluer. On ne vous a pas vue une fois sans désirer reprendre la conversation sur bien des points.
Veuillez agréer, madame, l'hommage de mes sentiments respectueux.
A M. R. CHANTELAUZE
21 octobre 1866.
U n'y a pas de paroles : un muet serrement de main !
A M. LE DOCTEUR VEYNK.
Ce 22 octobre 1866.
Cher Veyne,
Je vous remercie de m'avoir fait lire dans le Monde l'article de votre ami ^ sur mes derniers Lundis. Je devrais le