A M. FERNAND TROUBAT
Ce 11 janvier 1867.
Cher monsieur.,
On ne saurait être plus sensible que je ne le suis à votre aimable et gracieuse lettre. Remerciez-en bien monsieur votre père, dont je ne sépare pas la pensée de la vôtre. J'ai, en effet, subi depuis un mois un grave échec dans ma santé et, je le crains, un de ces échecs définitifs qui vous rangent dans la catégorie des infirmes. Si je reviens jamais à l'état normal, je vous assure que j'en jouirai doublement, et que le simple ordinaire de la santé deviendra mes délices. Votre excellent frère m'est bien indispensable en ces moments, et il le sent en se donnant tout à moi avec une affection qui m'est bien précieuse et bien chère. La manière dont vous voulez bien vous associer de loin à lui témoigne de votre cœur et d'un charmant naturel que je sais, croyezle bien, apprécier. Veuillez, cher monsieur, agréer pour vous et pour monsieur votre père les vœux que je forme pour votre satisfaction connu une, pour vos bonheurs, à vous de jeunesse, et à lui d'arrière- saison. Votre excellent frère ne me pardonnerait pas si je ne confondais sa pensée avec la mienne et avec les vôtres, puisqu'il est notre lieu.
Croyez-moi, cher monsieur, tout à vous.
Et tous mes respects à monsieur votre père.
CCCLXXXIII.