‹ CorrespondanceChapitre 18 sur 66 · AL MIO CARO P. PAGELLO · texte numérisé non relu

AL MIO CARO P. PAGELLO

Mon cher, vous étes bien gentil de m’avoir un peu

écrit : je dis un peu, car ce n’est guére. Mais si petit que soit le morceau de papier qui me parle de votre amitié, en quel moment de ma vie ne sera-t-il pas bien recu? JI n’en est peut-étre pas de méme de vos recommandations sur le vin de champagne et je n’ose avouer au grand « Salvatico Pietro » combien était fondé le Juste remords qui m’a saisi A cet article de votre lettre. Mais je vous promets que jamais, jamais je ne boirai plus de cette maudite boisson, — sans me ve les plus grands reproches.

George me mande que vous hésitez a venir ici avec elle; il faut venir, mon ami, ou ne pas la laisser partir. Aes cents free sont trop longues, pour une femme seule. Je sais bien qu’elle vous co a cela qu’elle est forte comme un Turc. Mais je vous dirai moi, 4 l’oreille, et tout bas, que le plus petit Turc est plus fort que la plus forte femme d’Europe; croyezm’en, moi qui ne suis pas Turc, et venez. Je vous promets de vous montrer, si vous étes curieux de le voir, un de vos meilleurs amis.

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