JULES MARSAN
(i) Quelques-unes de ces lettres figurentà la suite d'Aiirelin.Le manuscrit a été imprimé intégralement par V. Sardou dans la Nouvelle Revue (i5 octobre 1902), sous le titre : « Lettres à Jenny Colon ».
l83o NOVEMBRE l84l
Les premiers ossais]tlramatiqucs, i83i. — Sainte-Pélagie, 1882. — Voyage en Italie, octobre-novembre i834. — Impasse du Doyenne, i835. — Voyage en Belgique, été i836. — Piqaillo, octobre 1837. — Voyage en Allemagne, septembre i838. — L' Alchimiste , et Léo Burckarl, avril 1839. — Voyage à Vienne, novembre 1839-févricr 1840. — Passage en Allemagne, mars i84o. — Séjour à Paris, mai-septembre i84o. — Voyage en Belgique, octobredécembre 1840. — Première crise, mars-novembre i84t.
5 février i83o.
Monsieur,
Je suis bien touché de la peine que vous avez prise dépasser chez mon grand-père pour me voir(i) et je vous remercie de l'aimable lettre que vous avez bien voulu m'écrire. Quant à une autre dont vous me parlez,je ne l'ai point reçue et j'ai été fort étonné quand on m'apprit chez mon grand-père que vous m'en aviez écrit une, il y a quelques mois, d'après ce que vous leur en aviez dit : Je me suis rendu à l'étude où vous l'aviez adressée (2), ignorant que je n'y fusse plus et je me suis convaincu là que ces messieurs, par une négligence dont je leur sais fort mauvais gré, l'avaient égarée, après me l'avoir gardéelongtenips, parce qu'ils comptaient que je viendrais les voir et que je suis resté plusieurs mois sans y aller. Je le regrette d'autant plus que probablement elle m'aurait donné votre adresse et procuré par là le plaisir de vous écrire.
J'aurai maintenant le plaisir devons voir, ce qui
Sa CORRESPONDANCE
vaut mieux et si je ne crains pas de vous dérang-er trop, j'irai vous rendre visite, lundi ou mardi prochain, à huit heures et demie : c'est un peu matin, mais je crois que c'est l'heure où l'on est le plus sûr de vous trouver.
Tout à vous,
G. LABRUNIE.