‹ CorrespondanceChapitre 50 sur 130 · XLVIII. — Emerson à Carlyle · texte numérisé non relu

XLVIII. — Emerson à Carlyle

Concord, le 12 décembre 1839.

... Différentes personnes m'ont demandé de faire envoyer ici quelques exemplaires de German Romance pour y être mis en vente. La semaine dernière un monsieur me pria de dire qu'il lui en faudrait quatre et j'ai été chargé aujourd'hui d'en faire venir un autre. Je pense que si vous voulez nous en envoyer six exemplaires nous trouverons à les placer immédiatement.

J'éprouve une grande joie à écrire une fois de plus à mon ami, quelque lent que vous puissiez me croire à me prévaloir de ce privilège. Pendant un assez long temps j'osai croire que vous viendriez, et pourquoi aurais-je écrit? et maintenant je viens d'être absorbé pendant dés semaines par mes vaines conférences, dont deux seulement sont terminées et prononcées. Il devrait y en avoir huit encore; sujet : l'âge présent. C'est avec joie que ma pensée se détache de ces bagatelles pour se porter vers vous. J'ai reçu dernièrement la lettre de Sterling à laquelle je me suis décidé à répondre sans retard depuis que j'ai lu l'article qu'il vous a consacré. J'ai été ravi du ton de cet article où l'on vous aime si bien, tout en vous critiquant si consciencieusement. Que fait-il à Glifton? Si vous communiquez avec lui, dites-lui que je le remercie de sa lettre et qu'il m'est cher. J'ai eu la bonne fortune, ces temps derniers, d'ajouter un ou deux amis à mon petit cercle, et vous pouvez compter que chacun de mes amis est un des vôtres. De sorte que vous ne serez pas isolé quand vous viendrez ici. Un nouvel arrivant est toujours pour moi un grand événement, qui m'empêche de dormir. Je crois que j'ai manqué de sagesse en m'abandonnant une fois de plus à cet accès de fièvre de conférences.

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