‹ CorrespondanceChapitre 51 sur 130 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

J'aurais dû plutôt écrire dans le silence et la sérénité, l'ourtant je travaille mieux en face de cette vulgaire nécessité et puis j'éprouve une certaine joie (vulgaire aussi?) à parler à une multitude. Mais la joie que me causent mes amis, ces êtres sacrés, me console des insuccès de l'aventure, et mes amis me viennent pour la plupart de cette publication de moi-même. D'ici iO à i2 semaines j'espère me mettre sérieusement à écrire et donner quelque forme à mes élucubrations amorphes.

Écrivez-moi, je vous m prie, dites-moi ce que vous faites et donnez-moi de bonnes nouvelles de votre femme et de votre frère. Ne voient-ils pas qu'il est nécessaire que vous veniez ici vous occuper de vos intérêts américains? Ma femme et ma mère ont beaucoup d'attachement pour vous et pour eux. Un jeune homme de New- Vork me disait l'autre jour qu'il était sur le point d'obtenir qu'une association de cette ville vous invitAt à donner une série de conférences avec une rétribution qui couvrirait au moins vos dépenses de voyage. Nous en ferions facilement autant à Boston.

Quel homme est-ce qu'Héraud ? Lisez-vous Landor ou

le connaissez-vous, vous à qui rien n'échappe?

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