INTRODUCTION \T
reuscmcnt du monde toutes mes nuées orageuses dans les profondeurs de votre incommensurable éther ; et il est indubitable queje vous aime.bien, que je vous aime depuis longtemps et que je me propose de continuer. ))
Plus tard encore, plus s'approche la nuit éternelle, plus imminent se fait le grand silence, plus touchante aussi devient chez Carlyle l'expression de cette reconnaissance. Et vers la lin de leur vie à tous deux, on en voudrait presque à Emerson de trop bien pratiquer sa théorie d'une amitié quasi surhumaine, si l'on ne savait qu'il fut toujours lent à écrire et s'abandonnait de plus en plus, en vieillissant, à ses rêveuses « léthargies ». Put-il ne pas percevoir l'accent plaintif de l'ami resté bien seul cette fois, au foyer vidé de son âme, après s'être tellement complu à déplorer romantiquement une solitude imaginaire, et souffrant d'attendre de longs mois quelques lignes de réponse? « Il est bien sûr que parmi les lumières qui ont disparu ou disparaissent encore de mes yeux, l'une après l'autre, en vertu de l'inexorable décret, dans ce monde maintenant crépusculaire et vide, je regrette souvent que notre Correspondance (et sans ordre absolu du Destin) se soit éteinte ou ait été suspendue de la sorte ; mais mon affection, mes sentiments fraternels pour vous, restent vivants et le resteront aussi longtemps que moi-même. »
Nous n'avons pu sans émotion traduire, on une langue