‹ Correspondance, 1904-1938Chapitre 137 sur 142 · Paul Claudel à André Suarès · texte numérisé non relu

Paul Claudel à André Suarès

Ambassade de France en Belgique, Bruxelles, le 23 décembre 1933.

Mon cher Suarès,

Toutes mes félicitations pour votre admirable morceau sur Jeanne d'Arc, une des meilleures choses et pour moi les plus touchantes que vous ayez écrites, car il montre non seulement toutes les ressources de votre vaste esprit, mais celles de votre cœur, que je connais depuis longtemps. J'ai lu aussi Sienne et Napoléon, qui sont deux admirables livres — quoique, je l'avoue franchement, votre admiration pour Gœthe et pour Stendhal me laisse interdit, ne partageant ce sentiment à aucun degré.

Que cette belle fête de Noël vous soit douce et l'année qui s'ovivre clémente!

P. Claudel.

1 64. — Paul Claudel à André Suarès.

[Paris], II bis, rue Jean-Goujon, VHP, Balzac 26-16, le i^"" janvier 1937.

Mon cher Suarès,

Votre mot m'a fait plaisir. Certainement je serai très heureux de vous revoir, un jour quelconque de la semaine prochaine, voudriez-vous par exemple jeudi vers 4 h. ?

J'ai été gravement malade et suis resté trois mois alité. Mais à présent je suis à peu près guéri.

Je vous serre très affectueusement la main.

P. Claudel.

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