‹ Correspondance, 1904-1938Chapitre 15 sur 142 · André Suarès à Paul Claudel · texte numérisé non relu

André Suarès à Paul Claudel

Pentecôte, ii juin [1905].

Hier, cher Claudel, je vous ai envoyé les Images. Je vous ai donné ce livre le jour où j'ai reçu le vôtre. Vous le verrez à la date que j'y ai mise.

En général, je ne donne mes livres à personne — attendez vous qu'on vous les demande ? — Oui, désormais. Ou bien à quoi bon? lia bien fallu que je me les demande, à moi. Puis, je n'aime pas mes livres. Quand je les publie, ils sont à six, sept et dix ans de moi. Et enfin il n'est presque plus personne pour les aimer et m'en rendre le goût.

Irai-je vous voir vendredi? — Le soir, si vous voulez, entre 8 et 9. Nous ne nous sommes pas encore tout dit. Il s'en faut. Je vous dois aussi une confidence. A vous de tout cœur, cher Claudel, et à bientôt.

Su.

Pour toute adresse, ne mettez jamais que rue du Parc, ou seulement : Meudon. Cela suffit.

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