‹ Correspondance (volume 2)Chapitre 120 sur 136 · A GEORGE WASHINGTON · texte numérisé non relu

A GEORGE WASHINGTON

Philadelphie, 16 septembre 1789 Cher monsieur,

Ma maladie me rend pénible de rester sur mon séant pour écrire ; mais je ne puis laisser partir pour New- York mon gendre, M. Bâche, sans vous féliciter d'avoir recouvré une santé si précieuse pour nous tous, et sans vous complimenter de la force que notre nouveau gouvernement prend sous votre administration. Pour moi, dans mon intérêt personnel, j'aurais dû mourir depuis deux ans; mais quoique j'aie passé ces deux années dans de cruelles souffrances, je ne le regrette point, puisqu'elles m'ont permis de voir notre situation présente. Je finis ma quatre-vingtquatrième année, et probablement ma vie s'achèvera avec elle; mais dans quelque condition que je sois placé en sortant d'ici-bas, si je garde quelque souvenir de ce qui s'est passé sur la terre, je garderai en même temps l'estime, le respect, l'affection avec lesquels, mon cher ami, j'ai été depuis longues années votre tout dévoué B. F.

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