Elle était venue passer l'hiver àPassy, chez Franklin
•ratifs. J'espère partir en juin. Je me promets, ou plutôt je me flatte d'être heureux quand je serai dans mes foyers Mais quelque bonheur que ce retour puisse me donner, je serais certainement plus heureux si vous veniez me rejoindre, pourvu toutefois que ce changement de pays fût à l'avantage de votre chère petite famille. Quand vous aurez pris votre parti, écrivez-moi un mot afin que je vous prépare une maison aussi près de moi et aussi commode que possible.
Mes voisins commencent à quitter Paris et à s'installer dans leurs maisons de Passy. Ils demandent après vous et sont fâchés que vous soyiez partie avant qu'ils aient pu faire votre connaissance. M. le Veillard * en particulier m'a dit plusieurs fois, ce que du reste je savais depuis longtemps : Cest une bien digne femme, cette Mme Hewson, une très-aimable femme. Je ne vous répéterais pas ces mots s'ils pouvaient vous donner de la vanité ; mais crest chose impossible, vous avez trop de bon sens.
Souhaitez-moi donc un bon voyage, et quand vous prierez à l'église pour ceux qui voyagent par terre ou par mer, pensez à votre ami toujours dévoué, B. F.
P. S. Mes tendresses à William, à Thomas, à Éliza; dites-leur que leur gai bavardage me manque beaucoup. Temple est malade, Benjamin est à Paris; j'ai trouvé bien triste de déjeuner seul, de rester seul, et sans une tasse de thé, le soir.