‹ Correspondance (volume 2)Chapitre 91 sur 136 · Le cardinal de Ro-han, et l'affaire du collier · texte numérisé non relu

Le cardinal de Ro-han, et l'affaire du collier

DE BENJAMIN FRANKLIN. l2Zl5.

verbes qui nous enseignent que prodigalité engendre nécessité, que sans économie il n'y a pas de revenu suffisant, et qu'il est difficile à un sac vide de se tenir droit.

Je suis charmé d'apprendre le mariage de Mlle Brillon1; tout ce qui peut contribuer au bonheur de cette chère famille me fait plaisir. Offrez-leur mes félicitations et mes souhaits.

Soyez encore assez bon pour présenter mes respectueux compliments à Mme la duchesse d'Enville et à M. le duc de la Rochefoucauld. Vous pouvez communiquer à cet excellent homme la partie politique de ma lettre. Son bon cœur se réjouira du bon état de l'Amérique.

A bord je n'ai fait aucun progrès dans mon Histoire2, mais je n'ai pas perdu mon temps ; j'ai écrit trois morceaux, chacun d'une certaine étendue ; l'un sur un sujet nautique, l'autre sur les cheminées, le troisième est une description de mon appareil pour consumer la fumée, avec des instructions pour s'en servir. On imprime toutes ces pièces dans les Transactions de notre Société philosophique; j'espère vous en envoyer bientôt un exemplaire.

Mes petits-fils vous présentent leurs compliments. L'aîné est fort occupé à se préparer pour la vie des champs ; il entre en possession de sa ferme le 25 courant. Le plus jeune est au collège, et travaille avec ardeur. Vous connaissez ma situation; je suis sous le poids des soucis publics, mais ils ne me feront pas oublier que vous et moi nous nous aimons l'un l'autre et que je suis toujours, mon cher ami, votre tout dévoué, B. F.

1. Mlle Brillon épousait M. Viasal de Malacher, conseiller à la cour des Aides.

2. Les Mémoires de sa vie. Franklin avait déjà communiqué à M.LeVeillard la première partie de ces mémoires, écrite en Angleterre; on croit que c'est M. Le Viellard qui en a publié la première traduction française.

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