‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 15 sur 138 · CHARLES FOX À B. FRANKLIN · texte numérisé non relu

CHARLES FOX À B. FRANKLIN

Saint-James, !•' mai 1782.

Monsieur,

Quoique M. Oswald ait dû vous informer déjà de la na» ture de la mission dont M. Grenville est chargé , cependant je ne puis m'empôcher de saisir l'occasion que mWre son départ , pour vous assurer de Pestime et du respect que j'ai toujours eus pour votre personne , et pour vous prier de croire qu'aucun changement dans ma position n'a pu en apporter dans mes désirs ardents poiff une réconciliation que j'ai toujours souhaitée depuis le commencement de cette querelle malheureuse.

M. Grenville connaît à fond mes sentiments; il sait les espérances que j'ai conçues. Ceux avec qui nous sommes en lutte, sont trop raisonnables pour prolonger une dispute qui n'a plus d'objet ni réel ni môme imaginaire.

Je connais trop la libéralité de vos opinions pour craindre que des préjugés contre le nom de M. Grenville ', vous empêchent d'apprécier les excellentes qualités de son cœur et de son esprit, ou de soupçonner le moins du monde la sincérité de ses vœux pour la paix. Personne n'en forme de plus ardents dans aucun pays.

Je suis avec le plus sincère respect, etc.

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