‹ Correspondance (volume 4)Chapitre 62 sur 115 · C'est la brochure dont nous avons parlé plus haut · texte numérisé non relu

C'est la brochure dont nous avons parlé plus haut

quence, il demandait qu'on nommât deux ou trois membres du parlementpour visiter la Nouvelle-Angleterre. Et, afin qu'on ne pût le soupçonner d'imposer à autrui un fardeau dont lui-même ne se souciait pas de se charger, il déclarait en même temps que, si la chambre jugeait à propos de le désigner, il était prêt à s'y rendre avec Yhonorable membre. A ces mots il s'éleva un grand éclat de rire qui dura quelque temps, et qui ne fit qu'augmenter par la répartie de M. Grenville : — <c Monsieur me répondra-t-il que j'y serai en sûreté? Peut-on me garantir qu'on me laissera revenir pour faire mon rapport? » Lorsque les rires furent assez calmés pour qu'on pût l'entendre de nouveau, M. Onslow ajouta : « Je ne saurais me rendre absolument garant du retour de Vhonorable membre , mais, s'il part avec cette mission pour nos colonies, je suis fortement convaincu que V événement contribuera beaucoup à la tranquillité future des deux pays. » Sur quoi, les éclats de rire recommencèrent et redoublèrent.

Si notre peuple suit l'exemple de Boston, s'il prend des résolutions d'économie et de travail qui nous seraient tout aussi nécessaires, j'espère qu'entre autres raisons qu'on en donnera, on n'oubliera pas de dire que par ce moyen on se mettra plus promptement et plus efficacement en état de payer ce qu'on doit à la Grande-Bretagne, Ce motif adoucira un peu les choses, et paraîtra en même temps honnête et digne de nous.

Votre, etc. B. F.

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