‹ Correspondance (volume 4)Chapitre 68 sur 115 · C'est la lettre du 11 avril · texte numérisé non relu

C'est la lettre du 11 avril

autant qu'il avait monté. J'étais en Amérique quand la loi a passé. A mon retour en Angleterre j'engageai les marchands qui trafiquent avec New-York, la Pensylvanie, le Maryland, la Virginie, etc., à se réunir, et à demander tous ensemble le rappel de cette loi restrictive. Pour prévenir cette demande , on remit entre les mains des marchands une copie du rapport de lord Hillsborough; on supposait que ce rapport les convaincrait que leur demande était mal fondée. Ils désirèrent avoir mon avis; je le leur donnai dans la réponse que je vous envoie ci-inclus1. Je n'ai point sous la main le rapport lui-même ; mais dans ma réponse vous trouverez un fidèle abrégé de tous les arguments ou raisons qu'il contient. Lord Hillsborough a lu ma réponse , mais il dit qu'il n'est pas convaincu, et qu'il s'en tient à sa première opinion. Nous savons qu'on ne peut rien faire dans le Parlement contre l'opposition absolue du ministère, et en conséquence nous laissons dormir la question pour le moment. Et comme je pense que la rareté d'argent, jointe à nos autres motifs2 contribuera à affaiblir notre folle passion pour les inutiles produits d'un pays qui nous dispute nos droits, et qu'elle nous portera naturellement au travail et à l'économie, je suis devenu plus indifférent au rappel de la loi , et si mes concitoyens veulent suivre mon conseil, nous ne le demanderons plus jamais.

... Pour commencer à causer avec vous de vos nouveaux projets, j'ai mis quelques-unes de mes idées sous la forme concise d'aphorismes à examiner entre nous; nous pourrons les rejeter, les corriger, ou les adopter, suivant que nous le jugerons convenable. Je vous les envoie ci-inclus5.

Avec mes remerciements pour vos bons souhaits, et avec

1 . Elle est intitulée : Remarques et faits concernant le papiermcnnaie d'Amérique.

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