‹ Correspondance (volume 4)Chapitre 85 sur 115 · A JONATHAN SHIPLEY, ÉVÊQUE DE SAINT- ASAPH · texte numérisé non relu

A JONATHAN SHIPLEY, ÉVÊQUE DE SAINT- ASAPH

Londres, 24 juin 1771.

Mylord,

Je suis arrivé chez moi au temps voulu et en bonne santé ; mais en lisant les lettres qui me sont arrivées d'Amérique durant mon absence, et en considérant le travail qu'elles m'imposent, je ne trouve pas possible de revenir aussitôt que je l'espérais. Combien je regrette d'avoir été forcé de quitter l'aimable retraite que la bonne mistriss Shipley avait mise gracieusement à ma disposition. En pensant au bon air de Twyford, c'est avec peine que je respire maintenant la fumée de Londres. Quand vos courses seront terminées, ou vers le milieu du mois prochain, si cela ne dérange ni vos engagements ni vos projets, je me promets le bonheur d'aller passer une semaine ou deux, là où j'ai passé si agréablement la semaine dernière.

Par la diligence de Southampton qui part demain, j'ai pris la liberté d'envoyer un paquet à l'adresse de Votre Seigneurie; on le laissera à la première barrière après Winchester. Il contient un de mes livres que j'offre à miss Georgina; j'espère qu'elle sera assez bonne pour accepter ce petit cadeau comme une marque de mon admiration pour son génie philosophique. Il y a aussi un échantillon de pommes tapées d'Amérique à l'adresse de mistriss Shipley, afin qu'elle puisse juger si cela vaut la peine d'en essayer la préparation. Je crains bien qu'il n'y ait un peu de poussière, et peut-être ne sera-t-il pas inutile de les rincer une minute ou deux dans de l'eau chaude, et de les essuyer aussitôt dans une serviette, mais je m'en remets à

1. Ce fut un des grands amis de Franklin. C'est à Twyford, résidence de l'évêque, que notre auteur a commencé ses mémoire.

son jugement. Avec estime, respect, et mille remercimentspour toutes vos bontés, je suis, mylord, etc. B. F.

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