‹ CorrespondanceChapitre 41 sur 95 · Ralph Izard, v. sup. p · texte numérisé non relu

Ralph Izard, v. sup. p

rence, de la satisfaction, du mécontentement, oa quand il serait bon de garder pour soi ces sentiments, là où la franchise et la simplicité suffiraient pour donner crédit, c'est assez du langage inconsidéré d'une seule personne pour tout gâter; le risque est en proportion du nombre. Et quand il faut que chacun soit consulté sur chaque détail des affaires courantes, sur la réponse à faire à chaque lettre, etc., et qu'un des commissaires s'offense si l'on fait la moindre chose sans le consulter, la difficulté d'être souvent et longtemps ensemble, la différence d'opinions, le temps perdu à discuter, les interruptions et tout le reste amènent tant de retards et de délais que la correspondance languit, l'occasion se perd et la besogne est toujours en arrière.

J'ai parlé de la difficulté d'être souvent et longtemps ensemble. C'est une difficulté considérable quand on ne peut loger tous ensemble dans la même maison. Mais trouver trois personnes d'assez bon caractère, et qui se con« viennent et s'aiment assez pour s'accorder quoique vivant dans la même maison , éviter que les domestiques ne se querellent, et ne mêlent les maîtres à leurs disputes, ce sont là des difficultés plus grandes encore et à peu près insurmontables. Et tout bien considéré, je désire que le Congrès nous sépare.

.... Avec une grande estime, j'ai l'honneur, etc.

Ces plaintes de Franklin font allusion à la mésintelligence qui régnait entre lui et un des autres commissaires, Arthur Lee. Dans plusieurs lettres à M. Lee, Franklin se plaint avec une grande vivacité du ton d'importance que ce collègue prend avec lui. On en jugera par la suivante :

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