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C'est le roi Georges III

DE BmSAUm FRANKLIN. 203

Je a'fd en oe moment aucune bonne oocaiion pour éerire en Amérique. Il y a toujours des bâtiments marchands en partance^ mais cette voie n'est pas sûre. Je suis impatient d'apprendre votre heureuse arrivée en Angle* terre'; mais les vents sont contraires ^ il faut prendre patience.

Avec la plus sincère estime , je suis toujours, etc.

AU MARQUIS DE LAFAYETTE, EN LUI ENVOTÂflT t'ÉPÉE VOTItB PAR LE CONGRÈS.

Passy, 24 août 1779.

Monsieur,

Le Congrès, sensible aux services que vous avez rendus aux États-Unis, mais hors d'État de les récompenser dignement , a décidé qu'il vous ofiîrirait une èpée comme une légère marque de sa reconnaissance. Il a ordonné .qu'elle fût ornée d'emblèmes. On y a donc représenté quelques-unes des principales actions de la guerre àtM lesquelles vous vous êtes dii^tingué par votre bravoure el votre conduite. Ce travail, et quelques figures allégoriques*, admirablement bien exécutées % forment la principale taleur de ce présent. Av^c le secours des excellents

|. C?esi-àMlire vôtre débat^uefnent Mec Vairmée français,

S. On remarquait sur cette épée un jeuno guerrier blessant le

lion britannique, TAmérlque délivrée de ses chaînes et offrant

au héros une branche de laurier, enfin la nouvelle république,

représentée par un croissant avec cette devise : crescam ut

PROètlt.

3. « Cette épée, écrit Frani^lin au président du Congrès^ a été exécutée par les meilleurs artistes de Paris; elle coûte deux cents guinées. Le cadeau a fait grand plaisir au marquis, et n'a pas été désagréable à la nation française. »

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artistes que possède la France, je trouve facile d'exprimer tout, excepté le sentiment que nous avons de votre mérite et de nos obligations envers vous. Pour cela des figures et môme des paroles sont insuffisantes. Je ne puis donc qu'ajouter que j'ai l'honneur d'être avec la plus parfaite estime et le respect le plus profond, etc. B. F.

P. S. Mon petit-fils se rend au Havre * avec Tépée ; il aura Thonneur de vous la présenter.

AU DOCTEUR FRANKLIN

Au Havre, 27 août 1779.

Monsieur,

Quelque attente que pût faire naître en moi le sentiment de leurs faveurs passées, la bonté des États-Unis pour moi a toujours été telle que dans toutes les occasions elle surpasse de beaucoup toutes les idées que j'en pouvais concevoir. Je trouve une nouvelle preuve d'une vérité si flatteuse dans le noble présent dont le Congrès a daigné m'honorer, et qui m'est offert par Votre Excellence d'une manière qui surpasse tout, excepté les sentiments de mon infinie recon< naissance.

Je ne puis m*empôcher de trouver dans quelques-uns des emblèmes une récompense trop honorable de ces légers services que de concert avec mes compagnons d'armes, et sous les ordres du héros de l'Amérique, j'ai eu la bonne fortune de lui rendre. L'image de ces actions où j'ai été témoin de la bravoure et du patriotisme américain, je la contemplerai avec la joie qui sied à un cœur brûlant

1. C'est au Havre qu'on avait rassemblé les troupes destinées à débarquer en Angleterre.

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