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Chirurgien de Tarmée anglaise

DE BENJAMIN FRANICLIN. 219

comme il m'avait entendu dire que la transpiration était plus forte quand le corps était nu que quand il était couvert, il mit son pied hors du lit pour augmenter Fêvaporation , et se sentit soulagé , ce quUl considéra comme une confirmation de ma doctrine. Mais avant de pouvoir recommander en conscience cette recette, 11 faudrait encore plus dWe expérience. Je vous la donne néanmoins en échange de votre recette sur l'émétique, parce que le commerce de la philosophie, comme tout autre commerce , ne va jamais mieux que lorsqu'on a soin de faire des retows. Je suis toujours avec affection, votre

A MISS GEORGIÂNA SHIPLEY '.

Passy, 8 octobre 1780*

Il y a longtemps, bien longtemps , ma chère amie, que je n'ai eu le grand plaisir d'avoir de vos nouvelles et de recevoir de vos aimables lettres. Mais c'est ma faute. J'ai longtemps négligé de remplir mon rôle de correspondant. Ceux qui aiment à recevoir des lettres doivent en écrire. Je voudrais pouvoir vous promettre que je me corrigerai. Mais sans parler de l'indolence que les années amènent, et qui s'accroît avec elles, mon temps est pris par trop d'affaires, je n'ai que trop de raisons pour remettre ce que je sens bien que je devrais faire, et ce que je ne me résoudrai jamais à négliger entièrement.

Autant que je puis me connaître en poésie et en tra« ductions, votre version d'Horace est très-bonne. Celle de l'ode : QuOj quo^ scelesti^ ruitis ^, convient si bien à notre temps que la conclusion (dans votre traduction) ressemble aune prophétie, et je crains qu'elle ne s'accomplisse un

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