Où coure f 'VOUS, malheureux
2^20 GORHËSPÛNOÂNGE
jour. Je suis malheureusement un ennemi, cependant je trouve qu'on n'a que trop versé de sang, et je désire qae celui qui reste dans les veines d'un peuple autrefois aimé, soit conservé par une paix solide et durable.
Il y a longtemps que je n'ai pas entendu parler du 6on évêque. Il est étrange qu'une épithète aussi simple suffise pour distinguer un membre de cette sainte corporatioD. Donneirmoi de ses nouvelles. Je me suis souvent flatté de voir la figure de mon cher et respectable ami, tracée par votre pinceau. On m'assure que ce portrait est depuis longtemps en route ; mais il n'est pas encore arrivé, et je ne puis savoir même oii il est.
Si indolent que je sois , vous voyez que je ne pouvais laisser échapper une aussi belle occasion de vous écrire quelques lignes, de vous renouveler les vœux que jetais pour votre bonheur et pour celui de votre aimable et chère famille , dans la douce intimité de laquelle j'ai passé des heures si fortunées. M. Jones * m'assure qu'il se fera un vrai plaisir de vous porter ma lettre; c'est ce dont je ne doute nullement'. Il m'apprend qu'au dessin, à la musique, à la peinture, à la poésie» au latin, vous venez d'ajouter le talent du jeu d^échecs; ainsi vous voilà, conune disent les Français, remplie de talents. Puissent tous ces trésors échoir avec vous, à im homme qui les sache apprécier, et qui vous aime autant que moi. Adieu.
1. Plus tard sir William Jones, le célèbre orientaliste. *2. C'était le fiancé de miss Georgiana.