AVERTISSEMENT. XV
dîce de 280 pages imprimées en petit caractère, et contenant 700 notes remplies de détails piquants, de recherches nejives sur la cour de France an milieu du dix-septième siècle, sur les usages, la littérature de cette époque. Ce volume n'a été tiré qu'à petit nombre, et c'est aujourd'hui une rareté bibliographique des plus recherchées et des plus difficiles à rencontrer. Grâce à nnç érudition persévérante, une foule de faits curieux qui ne se rencontrent pas ailleurs s'y trouvent réunis.
Nous avons donné place dans nos notes à quelques extraits empruntés à ces recueils manuscrits dé chansons qu'il ne sera jamais possible de publier en entier, mais qui présentent une abondante moisson de traits piquants et d'anecdotes trop souvent véridiques. Nous n'avons rien épargné en un mot pour que le livre que nous offrons au public fût digne d'occuper une place honorable dans toute bonne bibliothèque, à quelque distance des Mémoires de Saint-Simon.
Nous avouons que parfois la crudité des anecdotes que raconte Madame, la hardiesse de ses expressions, nous ont causé quelque embarras. La princesse ignorait les bienséances 1 ; et, d'ailleurs, il est juste de reconnaître qu'à cette époque les personnes les plus distinguées employaient sans scrupule des mots que la pruderie moderne repousse avec effroi. Le dialecte du Palatinat avait, sous la plume de
de lettres sur VOrganitalion deg btbliolhèquet fmblique$ (Paris, 184B, diei Fninek ). n forme la qnatrième de ces lettres.
* Oo est aabi desurprise en Voyant Madame, écrivanth aae persoDae Don mariée, entrer hardiment dans les pins scabreux détails. Les Yices honteux qm riaient k la coar de Monsieur avaient familiarisé la princesse avec ridée de désordres qu'on n*ose indiquer, mais rien ne saurait exeuser des lettres telles que celles qu'elle écrit le 80 septembre ITOS et le s décembre de la même année; elle entre naïvement dans des détails qui, à coup sâr, ne se trouvent dans aucune lettre de femme.
Quant à la grossièreté de certaines expressions, il faut observer que Pon était, il y a un siècle et demi, beaucoup moins sévère qu'à présent. Le Quarterly Reviem remarque fort bien que Swift, en reproduisant quelques traits «r esprit de sa Stella, montre que sons le règne de la reine Anne, les dames pouvaient fort bien admettre dans leur vocabulaire de« mots qai au|oard'nni ne sont employés que dans la lie de la société*