A M. LE MARÉCHAL DE N0A1LLES
Fonlaineblean. S oniambra 1688.
Je viens de recevoir dans ce moment vostre lettre, mon bon due, qui ne m'a point surprise, car vous me donnés des marques de vostre amitié en touttes les occasions, ainai je n'ay pas pust doutter que vous ne m'ayés plainte d'avoir perdue ce pauvre Raugraff que j'aimois tendrement ; mais comme je vous aï dit souvent si quelque chose me peust soutenir dans ces afflictions si continuelles qui m'arrivent, c'est quand je vois que les honnestes gens et ceux que j'estime s'y intéressent, jugés do-là si je ne doy pas avoir receue de la consolation des assurances que vous me donnés d'y avoir pris part, car vous me failles bien la justice de croire, mon bon duc, que vous vous pouvez entièrement faire l'application de ce que je viens de dire, puisque j'ay pour vous aultant d'estime et d'amitié que vous pouvés en souhaiter,