AVERTISSEMENT. \V
dire de 180 pages imprimées en petit caractère, et contenant
700 dotes remplies de détails piquants, de recherches neuves sur la cour de France au milieu du dix-septième siècle, sur les usages, la littérature de cette époque. Ce volume n'a été tiré qu'à petit nombre, et c'est aujourd'hui une rareté bibliographique des plus recherchées et des plus difficiles à rencontrer. Grâce à une érudition persévérante, une foule de faits curieux qui ne se rencontrent pas ailleurs s'y trouvent réunis.
Nous avons donné place dans nos notes à quelques extraits empruntés à ces recueils manuscrits de chansons qu'il ne sera jamais possible de publier en entier, mais qui présentent une abondante moisson de traits piquants et d'anecdotes trop souvent véridiques. Nous n'avons rien épargné en un mot pour que le livre que nous offrons au public lut digne d'occuper une place honorable dans toute bonne bibliothèque, à quelque distance des Mémoires de Saint-Simon.
Nous avouons que parfois la crudité des anecdotes que raconte Madame, la hardiesse de ses expressions, nous ont causé quelque embarras. La princesse ignorait les bienséances « ; et, d'ailleurs, il est juste de reconnaître qu'à cette époque les personnes les plus distinguées employaient sans scrupule des mots que la pruderie moderne repousse avec effroi. Le dialecte du Palatinat avait, sous la plume de
de lettre* suf VOt 'ionisation dr$ bibliothèques jiuhlioues (Paris, 18*5, chef Franck ). Il forme la quatrième de ces lettres.
1 Onestuisi de surprise eu voyant Madame, écrivant à une personne non mariée, entrer hardiment dans les plus scabreux détails. Les vices honteux qui régnaient à lu cour de Monsieur avaient familiarisé la princesse avec l'idée de désordres qu'on n'ose indiquer, mais rien ne saurait excuser des lettres telles que celles qu'elle écrit le 3 0 septembre 170 5 et le 3 décembre de la même année; elle entre naïvement dans des détails qui, à coup sur, ne se trouvent dans aucune lettre de femme.
Quant à la grossièreté de certaines expressions, il faut observer que l'on était, il y a un siècle et demi, beaucoup moins sévère qu'à présent. Le Qwurterhf Review remarque fort bien que Swift, en reproduisant quelque- traits d'esprit de sa Stella, montre que sous le règne de la reine Anne, K-s dame- pouvaient fort bien admettre dans leur vocabulaire des mots qui aujourd'hui ne sont employés que dans la lie de la société.