‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle (volume 5)Chapitre 121 sur 164 · Marquis de Pontcallec · texte numérisé non relu

Marquis de Pontcallec

histoires encore sur sa banque. On n'entend plus parler d'autre chose...

Torcy et Dubois ont raison de ne pas pouvoir se souffrir, tous les deux ne valent rien. Mon fils m'assure formellement qu'il ne permettra pas que l'abbé reçoive le chapeau. Je serais charmée par contre si notre abbé de Saint-Albin l'obtenait. Ce serait plus juste...

Le prince Eugène avait laissé beaucoup de dettes ici, dès qu'il a été au service de l'Empereur et qu'il a eu de l'argent entre les mains, il a tout payé, jusqu'au dernier liard, il a même payé ceux de ses créanciers qui n'avaient ni billet ni signature de lui... Un seigneur qui agit avec une telle honnêteté ne peut pas trahir son maître pour de l'argent. Je le tiens donc pour innocent de ce dont l'accuse le traître Nimbtsch...

J'ai fait manger à notre grande-duchesse une oie de la Saint-Martin, farcie de marrons et de raisins de caisse, mais à dire vrai, j'aime mieux les choux rouges et la choucroute...

... Mon fils m'a fait remettre quatre cents actions pour ma maison. Quoique cela fasse deux millions, il n'y en a eu que pour ceux de mes gens qui sont en quartier et pour les domestiques ordinaires...,

Si M. de Gemmingen continue à grandir, il aura la taille de M. Benterider. A propos de cet envoyé ^, il vint chez moi le soir, il y a quelques jours. Un de mes chapelains, qui ne l'avait jamais vu, se trouvait seul dans mon antichambre... Il entend marcher, se retourne et, voyant cet homme si grand, il sursaute et se sauve. Cela m'a bien fait rire...

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