‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. Craufurt (volume 4)Chapitre 106 sur 128 · M. de Brienne, neveu de madame du Deftand · texte numérisé non relu

M. de Brienne, neveu de madame du Deftand

leur petite maison de Villiers. Si ceci nous manque, nous aurons une autre ressource, le Port-à-P Anglais ; mais j'aimerais mieux Villiers.

Que dites- vous, l'abbé, de tout ce qui arrive? L'affaire de Danemark n'est-elle pas ineffable? Quelle influence aura-t-elle sur notre baron? J'ai peur de sa maudite étoile. Il y a des gens à qui le firmament et toutes ses constellations sont et seront toujours contraires ; mais il en est d'autres sur qui le malheur ne peut pas avoir de prise, et à qui les choses les plus fâcheuses en apparence tournent à leur gloire et à leur profit; et ces derniers, ce sont nos amis. Cher abbé ! ils triompheront, j'en réponds; en voilà déjà un à terre. Patience, patience! il s'en suivra d'autres, et nous nous retrouverons encore en petit comité dans le petit appartement. En vérité, je le crois, je n'aurai pas le plaisir de vous apprendre la plaisanterie du bal de dimanche; il y eut six masques avec un nez bleu d'un pied de long, avec cet écriteau : Promotion de 72.

Mon Dieu, l'abbé, que vous me manquez î Je n'ai plus à qui parler depuis dix ou douze jours. Je sors toutes les aprèsdinées, ce qui me contrarie beaucoup. Je vais voir mon pauvre ami Pont de Veyle ; mais j'espère que cela ne durera pas longtemps, il est beaucoup mieux.

Je comptais avoir aujourd'hui des nouvelles d'Angleterre : mais il n'y a point eu de courrier. Ce roi breton a une étrange famille ; madame sa sœur est une jolie personne ! On dit qu'on fera le divorce. Pour le médecin, il sera exécuté. Vous êtes en jouissance du prince et de la princesse l, je vous en félicite. Je soupai hier avec la sœur maréchale 2, elle retourne aujourd'hui.

Le tyran breton 8 a un peu de fièvre. Le maître se porte bien ; il va à la chasse. On parle d'un Marly pour les premiers

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