I. Lettre à Walpole, du ±2 mars
SUR MADAME DU DEFFAND. xxxiu
Que vous étiez bien plus heureuse - Lorsque vous étiez autrefois , Je ne veux pas dire amoureuse, La rime le veut toutefois.
11 parle de l'imagination de madame du Deffand : « Je préférerais bien votre cour à celle-ci (de Fontainebleau), ditil , surtout depuis qu'elle est ornée de madame du Deffand ; quand on est avec madame du Deffand et M. l'abbé d'Amfreville, il n'y a personne qu'on ne puisse oublier. » Ce doit être vers le même temps qu'il lui adressa cet impromptu, à la suite duquel sont écrits ces mots : « Fait chez vous, ce 8 janvier, après dîner :
Qui vous voit et qui vous entend Perd bientôt sa philosophie; Et tout sage avec du Deffand Voudrait en fou passer sa vie.
En 1728, ses meilleures amies sont madame de Parabère et mademoiselle Aïssé ; l'une, ancienne maîtresse du régent, l'autre qui n'avait pas voulu l'être, mais qui rendait, il faut en convenir, de singuliers services. aux amies à qui elle voulait du bien. « Je suis parvenue, écrit-elle, à faire faire connaissance à Bertin avec madame du Deffand. Elle est belle, elle a beaucoup de grâce; il la trouve aimable; j'espère qu'il commencera avec elle un roman qui durera toute sa vie... » Un peu plus tard elle écrit1 : « Je veux vous parler de madame du Deffand. Elle avait un violent désir de se raccommoder avec son mari. Comme elle a de l'esprit, elle appuyait de très-bonnes raisons cette envie ; elle agissait donc en plusieurs occasions de façon à rendre ce raccommodement durable et honnête. Sa grand'mère 2 meurt,