Entre autres ceux-ci
J'ai la chambre de Sainte-Aulaire Sans en avoir les agréments;
uv NOTICE
réparent un peu le mauvais effet de leur conduite inusitée... Nos deux ombres, évoquées par M. de Richelieu, disparaîtront demain ; il ne peut aller à Gênes sans les avoir consultées. Rien n'est si pressant... On vous garde l'appartement dont madame du Chatelet, après une revue exacte de toute la maison, s'était emparée. Il y aura un peu moins de meubles qu'elle n'y en avait mis, car elle avait dévasté tous ceux par lesquels elle avait passé, pour garnir celui-là. On y a retrouvé six ou sept tables. Il lui en faut de toutes les grandeurs : d'immenses pour étaler ses papiers, de solides pour soutenir son nécessaire, de plus légères pour les pompons, pour les bijoux, etc. Cette belle ordonnance ne l'a pas garantie d'un accident pareil à celui qui arriva à Philippe II, quand, après avoir passé la nuit à écrire, on répandit une bouteille d'encre sur ses dépêches. La dame ne s'est pas piquée d'imiter la modération de ce prince : aussi n'avaitil écrit que sur des affaires d'Ktat, et ce qu'on lui a barbouillé c'était de l'algèbre bien plus difficile à remettre au net!... Ils se sont fait détester ici, n'ayant de politesse ni d'attention pour personne1. »
Madame du Deffand n'avait pas plus d'indulgence que son amie pour les ridicules de madame du Chatelet. Le portrait qu'elle en a fait2 est assez piquant pour que nous le donnions ici : « Représentez-vous une femme grande et sèche... sans hanches, la poitrine étroite, de gros bras, de grosses jambes, des pieds énormes, une très-petite tête, le visage maigre, le nez pointu, deux petits yeux vert de
Peut-ôtro à quatre-\in{?t-dix ans J'aurai le cœur de sa bergère.
Il faut tout attendre du temps Et surtout du désir de plaire.
i. 30 août 1747.