Do Listenav
-\ De Thiers.
neur de passer la veille de mon départ chez M. le président1 et chez madame la comtesse de J on sac, sans avoir celui de les voir. Auriez-vous la bonté de leur en témoigner tous mes regrets?
l»E MADAME DU DEFFAND A LA DUCHESSE DE CIIOISEUL
Ce lundi, 1" mai 17f>«.
J'espère avoir demain de vos nouvelles, chère grand'maman ; mon capitaine * écrira au petit oncle, et que sait-on, peut-être aussi à la petite-fille; il fera un récit du voyage, il dira à quelle heure vous êtes arrivés, vous avez soupe et vous vous êtes couchés, combien d'heures vous avez dormi; tout cela n'emplira qu'une demi-page, et pour cette première missive je m'en contenterai. Mais par la suite je demande la feuille in-folio, où chacun griffonnera, jusqu'au petit de Lindre. On me parlera des brebis, des moutons, et la grand' maman se souviendra que les bœufs et les moutons ne sont pas les maris des brebis et des vaches, pas même leurs musiciens, parce qu'ils n'ont pas la voix belle; mais ce sont de ces messieurs qui tiennent compagnie aux dames du sérail3.
La plus illustre des comtesses4 est sur la liste. Je ne sais rien du Salon. Madame la comtesse de La Marche part ces joursci pour Baréges; on a commandé trente-cinq chevaux, elle aura six carrosses; le voyage coûtera cent mille écus. Voilà ce qui fut dit hier chez moi. Le typographique y soupa; nous parlâmes de la grand' maman; il viendra régulièrement chez moi chercher de ses nouvelles. Je vis le baron l'après-dîner. J'irai