taure à Voltaire du 28 septembre
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SUR MADAME DU DEFFAND. xix
peu trop la fameuse recette pour prendre les petits oiseaux avec un grain de sel !...
Quoi qu'il en soit, madame du Deffand, c'est Walpole lui-même qui l'atteste, ne fit jamais parade d'un scepticisme trop à la mode dans sa société ; elle désira toujours, au contraire, de pouvoir être dévote, ce qui lui paraissait l'état le plus heureux de cette vie... «... Une personne comme vous, qui a toujours voulu être dévote, et qui, soit dit sans reproche, n'a jamais pu y parvenir.... » lui écrit le chevalier d'Aydie. Elle-même parle souvenl de ce désir avec une grande simplicité, sans affectation comme sans respect humain. Elle voudrait, écrit-elle une fois à Walpole, chercher dans les pratiques de la religion des consolations ou du moins une ressource contre l'ennui... « Souvenezvous, ajoute-t-elle, du songe d'Àthalie :
Dans le temple des Juifs un instinct m'a poussée, Et d'apaiser leur Dieu j'ai conçu la pensée.
«J'ai donc essayé de satisfaire cette inspiration... » Dans plusieurs de ses lettres, on trouve la preuve qu'elle a fait une étude de la religion, travaillé sur les livres saints. Elle fut, toute sa vie, tourmentée du besoin de croire... « Croyez, dit-on, c'est le plus sûr!... mais comment croire ce qu'on ne comprend pas?... Ce qu'on ne comprend pas peut exister, sans doute; aussi, je ne le nie pas! je suis comme un sourd ou un aveugle-né. Il y a des sons, des couleurs; il en convient; s'il suffit de ne point nier, à la bonne heure... mais cela ne suffit pas. A quoi se déterminer, et est-il possible de se déterminer? Je vous le demande à vous qui avez le caractère si vrai, que vous devez, par sympathie, trouver la vérité si elle est trouvable1 ?...» Elle