‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. CraufurtChapitre 63 sur 108 · Depuis duc de Chabot, puis duc de Rohan · texte numérisé non relu

Depuis duc de Chabot, puis duc de Rohan

Ce 82 octobre.

P. S. Et pourquoi le cardinal de Rohan? Où le bel air vat-il se nicher? C'est vraiment bien à lui qu'il convient d'aller à Chanteloup; c'est pour me faire enrager qu'il y a été, c'est mon mauvais génie qui lui en a donné l'idée. Il en résulte que je ne reçois que quatre mots au lieu d'une grande lettre.

J'ai vu notre pauvre général Burgoyne. Oh ! que c'est un bon homme ! il vous adore, il vous a trouvé très-bon visage. 11 dit que vous êtes engraissée ; il est charmé du grand-papa, il dit que vous et lui n'avez jamais été aussi heureux, mais que vous n'entendez rien à garder les moutons, c'est-à-dire à les conserver, à les faire prospérer, ainsi que les vaches ; il enverra des instructions au grand-papa.

Notre baron prétend aussi donner des conseils, il a un parent excellent berger. Les avis vous viendront de toutes parts.

Savez-vous un bon mot qui fut dit au pont de Neuilly où l'on observa un silence profond , très-remarquable et très-remarque : C'est que quand le maitre est sourd, les serviteurs sont muets.

Ne le trouvez-vous pas excellent?

Vraiment j'allais oublier une nouvelle très-intéressante, c'est l'extrême affliction du postillon d'une vieille madame Veron qui demeure à Auteuil, qui vient de perdre son ami intime, le fils du bailli de son village avec lequel il avait été à l'école, qu'il n'avait pas cessé de voir et avec qui il allait dîner fort souvent malgré la grande fortune qu'il avait faite depuis peu; il était conseiller au Parlement l. Ce pauvre postillon, qui aie meilleur cœur du monde, obtint de sa maîtresse, madame

1. Le nouveau parlement Maupeou, contre lequel s'exerçait la verve railleuse du public, et abondaient les épigrammes de l'opposition de ce temps-là.

Veron, la permission d'aller à l'enterrement, lui disant qu'il ne voulait pas abandonner son ami, qu'il était le seul qu'il eût et même la seule connaissance, et qu'il avait emprunté un habit de deuil. Rien n'est si vrai que cette anecdote, qui mérite bien sa place dans la correspondance. Je l'ai entendu conter à madame Veron belle-fille.

LETTRE CCCXCIX

DE MADAME DU DEFFAND A L'ABBE BARTHELEMY

Ce vendredi 2 octobre 1772, à 6 heures du matin.

Je n'aurais jamais cru qu'il pût y avoir de lettre plus gaie et plus jolie que la dernière que j'ai reçue de vous, si je n'avais vu celle que vous avez écrite à notre baron ; elle a suspendu. ses vapeurs, et moi, elle m'a ravie ; vous êtes, mon cher abb&«» tout ce qu'il y a de plus aimable au monde; je suis si frappée de tout ce que vous valez, que je m'imagine qu'il n'y a qiB^ moi qui le sente parfaitement ; j'excepte cependant la grand* maman; mais est-elle sensible aux fariboles? Oui, je le croks Vous avez atteint le sublime dans ce genre; je voudrais savoii comment vous serez à mon âge , je ne saurais me le représenter. Voulez -vous que je vous avoue ma fatuité? Je vous plains quelquefois de ce que je ne suis pas à Cbanteloup; sans douce, on vous y aime, et on fait grand cas de vous ; mais on ne recueille pas tout ce que vous semez, ou plutôt tout ce que vous produisez; je trouverais à glaner après leurs moissons; ceci ne ressemble- t-il pas à une parabole de l'Évangile?

Vous allez croire, sans doute, que vous êtes du dernier bien avec moi ? Oh ! que non. J'ai un petit chagrin contre voii.^' que je ne vous dirai que quand je vous verrai ; ne me demanda* point ce que c'est, ce serait inutile, vous ne le saurez pplus tôt.

Qu'est-ce que cela méfait, que vous ayez quatre-vingt et tant de vaches, quand il ne m'en revient pas le plus petit fromage !

Je fus mardi dernier, à Roissy, à un spectacle dont les enfants et les domestiques des Caraman étaient les seuls acteurs ; c'était Lucile, et Rose et Colas, suivis d'une parade dont tous les acteurs mâles étaient des abbés. Je n'ai pas assez d'esprit pour vous la rendre ; mais si vous aviez été un acteur, on vous aurait pris pour le géant de la foire. Il y eut beaucoup de spectateurs; entre autres M. et madame de Beauvau, et madame de Mirepoix ; pendant le spectacle et le soupe , il y eut beaucoup de personnes entre les deux dames ; mais après le soupe, l'une se mit à ma droite et l'autre à ma gauche; j'étais comme le petit Joas :

Joas au milieu d'eux, tranquille et sans orgueil , A l'un tendait la main , flattait l'autre de l'œil.

Maïs je ne jurais pas de me régler par leurs avis sincères. Ah ! si la grand'maman avait paru, je me serais bien vite jetée dans ses bras.

Adieu, l'abbé, une lettre sans nouvelles est bien peu de chose; qu'y puis-je faire? Je n'en sais point, et puis je n'ai pas le talent de raconter.

Voulez-vous que je vous dise une chanson? elle est de M. deTressan, et toute nouvelle, et faite à un souper de jeunes Messieurs et de jeunes demoiselles, sur l'air du Noël : Quoi! **<* voisine es-iu fâchée?

Peut-ôtre ai-je aimé ta grand'mère,

A dix-huit ans; Peut-ôtre ai-je baisé ta mère ,

A quarante ans; Et cependant, déjà je grille.

Et je prétends Embrasser leur petite-fille,

A soixante ans.

A 11 heures du matin.

P. S. Votre lettre du 29 vient d'arriver. Oh! le charmant projet que le journal dont vous me parlez! mais vous ne l'exécuterez pas, je connais votre paresse, ou du moins j'en juge par la mienne. Je suis charmée que le grand-papa soit content du quatrain ; est-ce qu'il n'a pas été chanté?

Je n'ai pas repris le sommeil depuis que j'ai écrit la première partie de cette lettre. Je ne suis point en train d'y rien ajouter. Les insomnies me rendront tout à fait imbécile.

Ah ! il ne vous manquait que le cardinal de Rohan ; il me vient dans l'esprit que vous devriez avoir aussi le marquis de Pontchartrain ; je ne sais d'où vient que celui-là se présente plutôt qu'un autre ; c'est que j'ai soupe hier avec lui.

A Chanteloup, ce 8 octobre 1774.

Ne grondez pas tant, ma chère petite-fille, contre ce cardinal; s'il m'a empêché de vous écrire l'autre jour, c'est lui qui m'en fournit l'occasion aujourd'hui, mais il est vrai que je ne sais pas si j'aurai le temps d'achever ma lettre; comme il est impotent, il est avant midi jusqu'après minuit dans le salon, où Ton est obligé de lui aller tenir compagnie, et je ne puis me soustraire à cette nécessité qu'en fuyant dans les bois comme le farouche Hippolyte. J'ai été en rentrant lui demander la permission de faire ma toilette et lui donner celle d'y venir si cela lui convient; s'il y vient, adieu ma lettre, l'abbé-? est déjà chargé de vous écrire à ma place et cela vaudrait bieim mieux pour vous, ses lettres sont charmantes et vous ne pou — vez être soutenue dans la lecture des miennes que par le sentiment qui les anime pour vous, et par celui que vous avez

pour moi. Il vous fait, à ce qu'il m'a dit, un journal de Chanteloup. De quoi peut-on remplir un journal de la vie la plus uniforme qui fut jamais? Son abondance et sa facilité m'étonnent toujours. Ah ! vous avez raison , ma chère petite-fille, l'abbé est un homme unique; il est mieux que cela et pour vous et pour moi, c'est un ami unique.

Je suis bien aise que vous vous accommodiez des Caraman, parce que je suis bien aise que vous ayez des sociétés douces et agréables. Répondez aux politesses qu'ils vous feront pour moi, mais ne me mettez point en avant avec eux, parce que si je retourne jamais à Paris, je ne veux point étendre mes sociétés ; mes bons, mes vrais, mes anciens amis suffisent à mon cœur, et les nouvelles connaissances que j'ai nécessairement faites ici, suffiront à ma maison. Mon Dieu, quelle a dû être votre situation à ce souper entre les deux sœurs ennemies? Mais comment a-t-on imaginé de les prier ensemble, ou comment ont-elles imaginé de se trouver ensemble? Gela me paraît incroyable.

M. de Ghoiseul compte vous écrire pour soumettre à votre profonde métaphysique une question sur la logique de la maréchale.

Nous n'avons encore ni M. Gayot, ni l'incomparable; la petite crapule de ce dernier Ta porté chemin faisant chez cette petite crasse de La Vrillière.

Je suis bien aise que vous aimiez le comte de Chabot; il me plaît aussi; il est doux, poli et facile; je me suis fort liée avec sa femme dans son dernier voyage ici ; elle gagne beaucoup à être connue ! .

Tant que vous garderez notre général Burgoyne , parlezlui de moi et de mon amitié pour lui , et assurez-le que nous

1. Elisabeth-Louise de La Rochefoucauld, fille de Louis-Frédéric de La Rochefoucauld, duc d'Enville. La duchesse d'Enville, sa mère, était aussi La Rochefoucauld, et arrière-petite-fille de l'auteur des Maximes.

recevrons avec grand plaisir et grande reconnaissance les conseils qu'il voudra bien nous donner sur notre culture, mais dites au baron que je ne veux des siens qu'autant qu'il viendra me les donner lui-même. Ah ! je voudrais bien que sa santé se rétablit, que sa fortune lui permit de s'établir dans ce paysci , et qu'il passe une grande partie de son temps à Chanteloup.

Votre histoire de madame Veron est charmante ; il faut convenir qu'elle ne donne pas grande idée de la composition du nouveau Parlement, mais elle me donne en particulier fort bonne opinion de ce pauvre conseiller ; elle prouve que sa petite fortune ne l'avait point fait sortir de son état.

Adieu, ma chère petite-fille, ce serait tenter Dieu que de risquer d'en dire davantage. Je vous aime et vous embrasse de tout mon cœur.

LETTRE CCCCI

DE L'ABBÉ BARTHELEMY A MADAME DU DEFFÀND

10 octobre 1TO.

Nous avons déjà prévenu le public qui doit nous lire, de l'objet que nous nous sommes proposé, il ne reste plus qu'à l'instruire du jour où commence cette gazette : c'est le jeudi premier octobre, jour de la translation de saint Remy.

Dr la cour du commun, à 5 heures du matin.

Son Émineuce monseigneur le cardinal de Rohan est parties pour aller du côté d'Angers. Elle était arrivée le mardi au soir- On l'a accueillie avec la distinction qu'on doit aux princes de l'Église. A onze heures est arrivé monseigneur l'archevêque d'Aix; madame la comtesse de Boisgelin n'est pas venue parce qu'elle est restée chez son père.

Des bois de Lugny, ou de la Faisanderie.

A trois heures, on a entendu un grand bruit de cors, de chiens , de coups de fouet et de chevaux , et les gens éclairés des environs ont conclu qu'on venait chasser de ce côté-là. Ensuite ont paru le grand -papa, la grand'maman et autres grands personnages, qui se sont mis à courir dans les bois, criant et tirant des coups de fusil. On a tué une chevrette parce que l'on chassait un brocard.

De la pièce du clavecin, à 1 heures du soir.

La compagnie s'est assemblée pour entendre monsieur Balbâtre, qui a joué sur le piano forte et sur le clavecin, plusieurs pièces de sa composition, exécutées avec autant de goût que de précision. Après on a soupe; après on a joué ; après on s'est couché.

2 octobre. — De la pièce du c'avecin , à 11 heures du matin.

La grand'maman a pris sa vingt-cinquième leçon de clavecin, sous les yeux et la direction du fameux Balbâtre ; elle ne s'est interrompue que quatre ou cinq fois, et n'a frappé du pied que trois fois.

À 3 heures après midi.

Les hommes, et la grand'maman qui ne peut pas les quitter, sont sortis pour aller à la petite guerre. Ils ont marché contre les nations des perdrix, faisans et lièvres. Les ennemis se sont dispersés à leur approche. Cependant ils ont perdu une perdrix que le grand chef a tuée, et deux petits goujats qui suivaient leur armée, la divertissaient par leurs chants; l'un, qui s'appelle alouette, a été tué par M. de Boufflers; l'autre, qui s'appelle rossignol, par le marquis de Laval. On va leur ôter la chevelure, les griller et les manger.

A 7 heures du soir.

Dernier concert de Balbâtre qui part demain matin. Il a exécuté une belle suite de Noëls.

8 octobre.

Monseigneur l'archevêque d'Aix est parti ce matin. Après midi nous avons été à la chasse du sanglier, où l'on a longtemps suivi une fouine qu'on n'a pu prendre.

N» 2. — Octobre 177*. Du 5, à 7 heures du matin.

La comtesse de Chabannes , le comte de Tessé et M. de Noailles sont partis ce matin pour Fontainebleau.

À midi et demi.

Au moment qu'on allait se mettre à table, on est venu avertir qu'on voyait de loin la procession bizarre qui, de temps en temps, passe par le chemin qui est entre le château et la ferme. Le grand-papa, la grand'maman et toute la compagnie sont montés sur le toit pour la voir défiler. Elle avançait à pas comptés et en bon ordre. Trois ou quatre maîtres de cérémonie, chargés de la conduire, chantaient des cantiques en une langue inconnue. Un énorme Suisse habillé en noir ouvrait la marche. Il était suivi d'environ trente belles femelles de la même nation, habillées de même, d'autant de belles Cauchoises en noir-gris et roux; d'une douzaine de petites Tourangeotes assez éveillées, enfin de quinze autres beautés du canton d'Underwald, toutes couleur de marron , avec les oreilles jaunes. Un Suisse aussi gros, aussi beau que le premier, fermait la marche. Quand cette superbe pompe est arrivée dans la ferme, elle s'est jetée dans la vacherie, où elle a trouvé de la paille pour lit et du foin pour souper.

note de l'éditeur

Pour soulager l'intelligence du lecteur, nous ajouterons que pour voir passer ces vaches qui venaient de la promenade, la compagnie était montée sur des terrasses qui couvrent les maisons des basses-cours et qui font à présent une belle promenade.

A 2 heures.

Nous avons été au bois de Lugny pour chasser le daim. Il n'y a pas eu de chasse.

Mardi 6.

On apprend de la Bourdaisière que les chasseurs de Chanteloup ont paru sur les bords du Cher; que la nation des perdrix a perdu quatre de ses guerriers; celle des lièvres, un; celle des lapins, un, et celle des chats, un. Ils ont tiré plus de trente coups de fusil, et comme ils n'avaient pas mangé depuis longtemps et que les raisins étaient en maturité, ils ont vendangé la vigne du Seigneur.

Ce soir il est arrivé trois porte-croix : le cardinal de Rohan, qui venait d'Angers; Tabbesse de Metz et l'évêque de Metz, qui venaient de Meun.

L'on a reçu par cette occasion deux lettres de Paris. Nous ajouterons, avec la rougeur de la modestie, que la cour de Saint-Joseph, de laquelle elles sont émanées, vient de nous qualifier d'un titre qu'il est plus aisé d'ambitionner que de mériter; celui de sublime en fariboles. Des critiques ont cru d'abord qu'il fallait lire : paraboles. Un copiste peut prendre l'un pour l'autre ; mais nous nous en tenons à la première leçon, et nous avons l'honneur de remercier la cour de Saint- Joseph d'une distinction si flatteuse. Nous lui décernons en échange le titre de sublime tonneau qui vaudra bien celui de sublime porte !

m CORRESPONDANCE

Le sublime tonneau voudrait savoir comment nous ferons dans une vingtaine d'années. Nous allons incessamment nous occuper de ce problème et nous promettons d'y satisfaire dans notre Gazette le premier janvier mil sept cent quatre-vingtseize.

Mercredi 7.

La grand' maman a été occupée toute la journée de Son Éminence. Elle l'a menée à la chasse du chevreuil, qu'on n'a point trouvé ; ensuite à la faisanderie, où elle lui a montré les faisans rouges, blancs, gris, etc., et lui en a expliqué les différences. Elle lui a fait voir ensuite les étoiles en plein midi ; l'étoile de la Guihonière , où aboutissent huit routes; celle du grand-veneur, etc. Son Éminence a paru contente de sa promenade et des attentions de la grand'maman.

Jeudi 8.

On a été à la chasse du daim ; on l'a lancé, on l'a perdu ^ on Ta retrouvé, on l'a reperdu, on a couru, on est revenu; e^ après le débotté le grand-papa est venu à la toilette de la grand'maman lui montrer un problème qu'il propose à Ls petite-fille. On en a beaucoup ri, et l'on a cru avec raison qu»^ la petite-fille rirait aussi.

De la salie à manger, à 10 heures du soir.

On a disputé sur mademoiselle Clairon et mademoiselle I> «ménil, comme on dispute depuis tant de siècles sur Démosthène et Cicéron, Alexandre et César, etc., etc.

Samedi 10.

P. S. Le courrier d'aujourd'hui ne nous a apporté aucune nouvelle. Nous allons nous en plaindre à nos correspondants, car c'est à eux d'en faire quand il n'y en a pas.

LETTRE CCCCIl

DE MADAME DU DEFFAND A L'ABBÉ BARTHELEMY

Lundi 12 octobre 1T72.

Oui, mon cher abbé, on peut s'aimer beaucoup et n'avoir rien à se dire. Je l'éprouve dans cet instant : je n'aurais nonseulement pas de quoi remplir une gazette, mais pas même un bulletin. 11 ne me reste donc à vous entretenir que de mes belles pensées. Vous savez que pour l'ordinaire elles ne sont pas gaies; je m'étonne de ce que depuis tant d'années que j'ai vécu je n'ai trouvé qu'une amitié parfaite; j'ai cherché dans l'histoire, je n'en ai trouvé aucune; la fable et les romans nous en donnent l'idée; elle resterait chimérique, sans cet exemple qui existe aujourd'hui et que je vous donne à deviner. Mais laissons là l'amitié et parlons de la société ; on voudrait y trouver quelques douceurs et c'est ce qui arrive rarement.

Quoil ne me retrou verai-je plus dans ce petit appartement avec cette grand' maman dont toutes les vertus ressemblent si fort au sentiment? La vie m'ennuie, mon abbé, rien ne réveille mon âme, ni conversation, ni lecture; ce que j'ai lu de plus supportable en dernier lieu, c'est la Vie de Duguesclin,elle ressemble à l'Arioste. Avez-vous lu le poëme de Richardet traduit en vers? je le lis actuellement. Le prologue du second chant est assez bon , et celui du septième m'a fort plu. Dans le huitième, à la page 8me, il y a cinq ou six vers qui me plaisent assez, ils commencent ainsi :

Pour être heureux est-il une science? etc.

On disait ces jours passés Voltaire très-malade, je le croyais mort, mais il se porte bien ; j'en ai reçu une lettre du quatre

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