‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. CraufurtChapitre 94 sur 108 · M. de Souza · texte numérisé non relu

M. de Souza

après son mariage ? Les paris sont ouverts. Qu'en pense madame la maréchale ?

M. le prince de Conti est chez madame de Laborde avec madame de Boufllers; elle reviendra mercredi et le prince vendredi.

Vousa-t-on envoyé la chanson sur la statue de Voltaire? Comme vous ne craignez point les répétitions, la voici :

Voilà l'auteur de V Ingénu, Monsieur Pigal Ta fail tout nu; Monsieur Fréron le drapera, Alléluia !

Ce mardi matin.

Le treizième accès du prince a manqué, et voici le bulletin que je reçois ce matin :

« M. de Beauvau n'a pas eu de fièvre hier, a dormi sept u heures cette nuit, et se trouve parfaitement bien aujour- « d'hui. »

Ne différez pas un seul instant, chère grand'maman, à faire prendre le quinquina à notre abbé.

Je n'oserai pas faire mettre cette lettre à la poste à cause de l'article du dauphin, mais j'ai écrit ce matin une lettre à Tabbé.

Cette nouvelle du dauphin devient à rien; on parle d'une petite opération à laquelle on ne peut le résoudre.

J'attends avec la plus grande impatience que vous m'appreniez que vous vous portez tout à fait bien, que la fièvre a manqué à l'abbé, que la petite sainte ne souffre point et prend des forces, et que le grand-papa est toujours aussi gai, et qu'il pense quelquefois à la petite-fille et fût bien aise de la revoir. Assurez, je vous prie, madame de Grammont que, si elle me fait l'honneur de venir chez moi, elle n'y trouvera pas ce qu'elle craint d'y rencontrer1 ; il ne faudra pas que je prenne

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