‹ Correspondance d'Alexis de Tocqueville, publiée en 1860Chapitre 19 sur 67 · ALI BARON DE TOCQUEVILLE · texte numérisé non relu

ALI BARON DE TOCQUEVILLE

est le plus grand sentimenl qui nous reste. Il faut sans doute chercher à le régler et à le modérer dans ses écarts, mais il faut se garder de l'amoindrir. La conduite de votre ministère a été, suivant moi, inexcusable, et j'ai éprouvé une grande douleur en voyant que le peuple anglais laissait tenir une pareille conduite à ses gouvernants. L'irritation commence à gagner les deux nations elles-mêmes, et je m'en afflige, non-seulement pour le bien de ces nations, mais pour le bien de l'Europe entière. Car tout ceci nous pousse uniquement à entrer dans les projets de la plus redoutable de toutes les puissances.

Mais en voilà assez et trop de cette triste politique. Adieu. Ne vi^ndrez-vous jamais en France?

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