ANCIEN MINISTRE DD COMSIERCE
Tocqueville, 18 juillet, 1856.
J'aurais dû vous remercier plus tôt, mon cher ami, de votre dernière lettre, car elle m'a causé non-seulement de la satisfaction, mais une vive joie. L'impression produite sur vous par mon livre m'a rendu heureux. Rien ne pouvait me faire plus de plaisir. J'ai reçu en même temps et depuis beaucoup de lettres de félicitations, quelques-unes en termes très-vifs. Aucune ne m'a été plus agréable. Non-seulement vous approuvez mon œuvre, mais encore vous me le dites avec un accent qui m'a charmé. Je garderais votre lettre, alors même qu'elle ne me serait pas adressée et ne parlerait point de moi, pour le seul plaisir de relire de temps à autre l'expression de sentiments pareils si bien rendus. Vous avez été véritablement éloquent dans cette lettre, sans avoir assurément l'envie de l'être, et sa lecture nous a émus.
Au milieu de la satisfoction que m'a causée votre lettre, nous avons ressenti une vive peine en api)re-