IIERMITE A STIELTJES
Paris, ifi novembre 1888.
Mon cher ami,
La détermination, par la méUiode de Lapîacc, de la valeur asjmptotique de la série
lorsqu'on suppose x très grand, s'obtient facilement comme vous allez voir. Observant que les termes vont d'abord en croissant pour diminuer ensuite indéfiniment, on détermine le rang n du terme Il posant la condition
On en tii'c en simplifiant et, par conséquent,
d'où
iNégllgeant les quantités en -, je prends
ce qui donne pour l'expression du plus grand tern
Ceci posé, soit T le terme de rang t avant le maximum, c'esti-dlre
yGoosle
LEïïiir; 130.
La condition a + «ft = .a; + - permet d'écrire
et fie là résulte
logT — i()!;X = :r
Développons le second membre en série jusqu'au tenue en ï*, et négligeant encore les quantités en -, on obtient simplement
logT-logX=-— -
C'est la même expression qui s'ofi're pour le terme de rang (, après le maximiim et la valeur approchée de la somme sera donc donnée par l'intégrale
X f e'^^ dx.
On trouve ainsi la quantité
Mais on a le sorte qu'en négligeant — elle devient simplement
Votre prévision est donc complètement réEdisée; il en est de même pour l'origine que vous avez eu l'idée de donner à la série R(^), généralisation de celles auxquelles j'ai été conduit en employant les décompositions suivantes {^Journal de Cvelle, t. 89,
2Hb COKllESPONUANCE D IITÎRMITK ET DE STIT.LTJES.
Mais, c'est ce que vous-même vous avez déjà dû reconnaîtr je ne m'y arrêterai donc point.
Mes sentiments de bien sincère affeclion.